Traditions prophétiques durant les jours de la fête du sacrifice

Prêche du vendredi 26 Octobre 2012// 10 Dhoul Hidjjah 1433

Au nom de Dieu, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.

Mes frères et sœurs, Le Prophète (BSPL) a dit : « Le jour de ‘Arafat, celui du sacrifice et ceux de Mina sont nos jours de fête, à nous les musulmans. Ce sont des jours où l’on boit, où l’on mange et où l’on évoque Allah » [Abû Dâwud, An-Nisâ`î, At-Tirmidhi et Ibn Mâdja (Al-Albânî : sahîh)].

Le ‘Aïd al-Adha est lié à Beaucoup de dispositions et règles, et parmi les plus importantes citons :

1-Les takbîrs relèvent de la Sunna : Les takbîrs sont recommandés à partir de la nuit précédant la fête, le jour de la fête et jusqu’à la fin des jours de Tachrîq, à savoir avec le coucher du soleil du quatorzième jour de Dhoul Hidjjah, compte tenu du verset, dans lequel Allah, exalté soit-Il, dit : « Et invoquez Allah pendant un nombre de jours déterminés » [sourate la Vache, verset 203]. La formule de takbîr est la suivante : « Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar (Allah est Plus Grand), Lâ ilaha illa Allah (Nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah). Allahu Akbar, Allahu Akbar, wa lillahil hamd (à Allah les louanges) ».

2- La disposition de la prière de la fête : Les Hanbalites considèrent que cette prière est une obligation collective, alors que les deux imams Mâlik et Ach-Châfi’î la considèrent comme une sunna. Abû Hanîfa, qu’Allah lui fasse miséricorde, de même que certains savants vérificateurs, dont Ibn Taymiya et son disciple Ibn Al-Qayyim, et certains contemporains, pensent que l’accomplissement de cette prière est obligatoire, puisque le Prophète (BSPL) l’a faite et a ordonné aux femmes de la faire, y compris celles qui avaient leurs menstrues et les filles vierges. Umm ‘Atiyah, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit : « Les jours du ‘Aïd al-Fitr et du ‘Aïd al-Adha, le Prophète (BSPL) nous ordonnait d’emmener les filles au seuil de la puberté, les femmes qui avaient leurs menstrues et les vierges à la mosquée ; les secondes n’accomplissaient pas la prière et profitaient des bienfaits et des invocations des autres musulmans. Je demandai au Prophète (BSPL) : ‘Ô Messager d’Allah, certaines d’entre nous ne possèdent pas de robe [à porter pour sortir de chez elles]’. ‘Que sa coreligionnaire lui donne l’une des siennes’, me répondit-il » (Boukhari et Mouslim).

3- Il est interdit de jeûner le jour du sacrifice et les jours de Tachrîq : Il est interdit de jeûner le jour du sacrifice, car, dans un récit étayé par des preuves, Abû Sa’îd Al-Khudrî, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « Le Prophète (BSPL) a interdit de jeûner deux jours, à savoir celui des fêtes d’al-Fitr et celui du sacrifice » (Boukhari et Mouslim). Quant à l’interdiction du jeûne les jours de Tachrîq, elle est fondée sur le hadith suivant du Prophète, (BSPL), rapporté par Nubaycha Al-Hadhli, qu’Allah soit satisfait de lui : « Les jours de Tachrîq sont des jours où l’on boit, où l’on mange et où l’on évoque Allah » (Mouslim).

4- Les meilleures œuvres à accomplir le jour de la fête sont la prière de la fête, puis l’immolation de la bête de sacrifice. Le musulman doit avant tout commencer par accomplir la prière de la fête, la faisant suivre par l’immolation de la bête du sacrifice. Al-Barâ’, qu’Allah soit satisfait de lui, entendit le Prophète (BSPL) dire dans un sermon : « La première chose à faire en ce jour est de prier puis de revenir pour immoler (une bête). Quiconque fait ainsi a suivi notre tradition » (Boukhari).

5- La Sunna veut que le musulman se fasse beau et porte ses plus beaux vêtements le jour de la fête. Cependant, la femme sort de chez elle pour accomplir la prière de la fête sans ornement ni parfum et doit porter son voile, puisqu’elle est enjointe de se dissimuler et n’a pas le droit de montrer ses atours ni de mettre des parfums en sortant de chez elle. En ce qui concerne les hommes, dans un hadith du prophète (BSPL) comme l’a expliqué Ibn Hadjar, qu’Allah lui fasse miséricorde, dans son Fath al-Bârî, le Prophète (BSPL) a approuvé le fait de se faire beau à l’occasion de la fête, mais a réprouvé le port, par les hommes, d’habits en soie.

6- Le fait de manifester sa joie et de pratiquer des jeux autorisés relève de la Sunna, car ‘Aicha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit : « Un jour, le Prophète (BSPL) entra chez moi, alors que j’avais deux servantes qui chantaient des poèmes, inspirés par la bataille de Bu’âth (qui eut lieu entre Al-Aws et Al-Khazradj). Le Prophètele Prophète (BSPL) s’étendit sur le lit et tourna le visage pour ne pas voir les deux servantes. Lorsqu’ Abû Bakr entra, il me réprimanda et me dit : ‘Les psaumes du Diable chez le Prophète le Prophète (BSPL) ?’, mais le Prophète (BSPL) lui dit : ‘Laisse-les’. Dès que le Prophète le Prophète (BSPL) fut pris par le sommeil, je leur fis un clin d’œil et elles sortirent ».

7- La Sunna conseille également de choisir deux itinéraires différents à l’aller et au retour, puisque Djâbir, qu’Allah soit satisfait de lui, dit : « De retour de la prière le jour de la fête, le Prophète le Prophète (BSPL) empruntait un chemin différent de celui de l’aller » (Boukhari). Dans son ouvrage Fath al-Bârî, Ibn Hadjar a cité la narration d’Al-Ismâ’îlî qui a dit : « Le jour de la fête, le Prophète (BSPL) empruntait un chemin de retour différent de celui qu’il avait emprunté en allant à la mosquée ».

8- Le fait d’échanger les félicitations à l’occasion de la fête relève de la sunna. Le musulman peut dire à son coreligionnaire des formules telles que : « Qu’Allah accepte nos œuvres et les vôtres » ou « Que cette fête soit bénie » ou encore « Qu’Allah nous permette, nous et vous, de la revoir ». Ibn Hadjar dit : « Et nous avons rapporté, d’après Djubayr Ibn Nufayr, que quand les compagnons se rencontraient le jour de la fête, ils se disaient : ‘Qu’Allah accepte nos œuvres et les vôtres’ ».

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