Aïd El Kebir : 60 moutons livrés à Hérouville – Caen

mercredi 11 janvier 2006

Ils arrivent de Cherbourg dans la tradition et le respect des règles d’hygiène

Mardi soir, devant la mosquée d’Hérouville-Saint-Clair de nombreux musulmans ont reçu un mouton pour fêter l’Aïd El Kebir. Depuis plusieurs années, en partenariat avec la mosquée de Cherbourg, l’Association islamique et culturelle du Calvados (AICC) organise cette livraison suivant la tradition et dans le respect des règles d’hygiène.

Aïd El Kebir commémore le sacrifice d’Ismaël par son père Abraham, à la demande de Dieu. Au moment de commettre l’irréparable, Dieu intervient et lui ordonne d’exécuter à la place un mouton. « Ceci montre que Dieu veut préserver la vie humaine », souligne Khalid Mounir, vice-secrétaire de l’AICC (Association islamique et culturelle du Calvados) et président du conseil régional du culte musulman.

Cette fête correspond à l’arrivée des pèlerins à La Mecque. « Ils se sont rassemblés hier soir sur le mont Arafat, précise Khalid Mounir. Et ce matin, après la prière de l’Aïd au lever du soleil, chaque musulman a tué un mouton, ceci pour remercier Dieu d’avoir sauvé la vie d’Ismaël. »

A Hérouville-Saint-Clair, l’AICC s’efforce de respecter au mieux la tradition. « Les moutons sont tués à l’abattoir de Cherbourg avec toutes les garanties d’hygiène nécessaires, explique Khalid Mounir. Cette opération est supervisée par l’imam de la mosquée de Cherbourg. Elle se déroule après l’Aïd au lever du soleil. » Ensuite les moutons sont acheminés vers Hérouville-Saint-Clair dans une camionnette frigorifique.

Mardi soir, vers 17 h, de nombreux musulmans étaient présents devant la mosquée hérouvillaise pour recevoir leur mouton. Avant de le réceptionner, ils se sont réunis dans la mosquée pour la prière Maghrib du coucher du soleil. « Chaque famille en reçoit un, indique Khalid Mounir. Cela représente une dépense de 150 €. Un tiers du mouton est distribué aux pauvres. La mosquée en achète un. Il sera mangé mercredi soir avec ceux qui ne peuvent, pour des raisons diverses, respecter cette tradition aujourd’hui. »

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